
Mmm, si je me souviens bien, depuis les volcans d'auvergne, pas d'autre édition du Régional.
Bah, faut dire qu'on est passé du 28 juin au 5 septembre, comme chaque année, ils ont oublié deux mois, c'est depuis qu'ils font ça avec des ordinateurs soit disant...
Actualité chargée aussi, crash d'avions, cyclones, le chef de l'état qui a des maux de ventre, bref.
Et puis l'emploi du temps du rédacteur en chef un peu chargé également, pire qu'en hiver diront certains... Qu'ils se rassurent, je prépare une saison etivale 2006 dont on va se souvenir, et dont je me ferais joie d'alimenter les pages de ce journal...
Souhaitons la bienvenue aux nouveaux membres, ils sont nombreux, on va pas tout leur expliquer, les anciens sont là pour ca.
La raillerie plus présente que jamais, les éditions spéciales en cas d'évènement majeur.
Ah, pour ceux qui n'ont pas ( encore ) vu " Les 4 saisons d'Espigoule ", on doit avoir assez de copies à présent pour alimenter du monde. A suivre.
Je ferais un petit encadré concernant ce film lors du résumé des meilleurs moments de l'été, deux trois poêtes devraient me soutenir dans cette tache peu ingrate.
A noter avant d'oublier, un membre masculin du Régional s'est rasé les jambes, pour gagner du temps en compet ou je ne sais quoi...
C'est un acte qui peut avoir comme sanction la radiation au Régional.
Les photos qui vont suivre, comme premier avertissement, seront je pense suffisantes, sachant qu'à ce jour, il a rejoint sa Belgique ador........, pour de brillantes études.
Clin d'oeil à lui et réussite, il sait qu'on l'aime !!!
Deux mois au calandrier oubliés disions nous, et bien voilà une bonne occasion d'aller vérifier si le sablier géant marche correctement ou pas.
MOTEURS:

Un samedi aprés midi trés orageux mais une vague impression qu'on va passer à coté.
Alors, un peu à pile ou face, je décide de partir dormir tout en haut. Mais il faut se décider vers 18h sinon c'est pas drôle, comme ca, tout à l'arrache, le sac fait en 5mn et zou.
Pas de tente et pas de duvet pour dormir à presque 3000m, ca fait aussi partie du fun, ce soir on est là pour voir ce que ca donne.
Et puis question aliments, ce qui trainait, donc, presque rien vu l'état des stocks depuis plusieurs semaines...

L'arrivée au sommet n'est pas trés lumineuse vu l'heure de départ tardive.
Je suis à peu prés sur de passer à coté de la pluie. Là, je retrouve mon mètre carré habitable, infime surface protégée d'un petit mur de pierres sèche, que je paufine à chaque nuit passée ici afin d'obtenir quelque chose de plat.
Il y à des herbes qui poussent ici mais sur le peu de terrain que j'ai modifié, rien n'a encore poussé, c'est un petit carré de terre et rien d'autre.
Cela fait presque 3 ans.
Première leçon qui démontre l'équilibre bien fragile de la matière vivante à ces altitudes.
Instalation rapide et à la nuit qui tombe, je me rends compte que j'ai oublié ma lampe. Et ca, contrairement au duvet et à la tente, c'est pas volontaire.
Ah, j'ai le MP3, l'appareil photo, 3 objectifs mais la lampe non.
J'avaisJ'avais par contre quelques boujies au cas ou.

A l'aide d'alumettes, je double les mèches.

Ainsi, en isolant ce mini foyer de tout courant d'air, j'arrive à porter à ébulition 3/4 de litre d'eau en 1h10.
De quoi faire un thé dont je vous laisse imaginer la valeur.

Un reste de yogourt et de papier alu serviront quant à eux à amplifier la lumière de ma troisième boujie.
Soirée simple et complexe à la fois.
L'énergie déployée à confectionner ces objets, nécéssaires non pas à ma survie, mais à un confort évident, suffit détourner l'esprit de toutes les vilaines choses qui rodent en temps normal, impôts, boulot, prix du sans plomb et état de
santé du président bien sur!
C'est une nuit noire, sans lune.
Aprés une heure ou deux, la vue s'habitue vraiment à cela et je m'éloigne de mon camp en essayant quand même de ne pas rouler tout en bas.
Mon pôt de yogourt brille à peine à présent, je suis un peu loin.
Pas que j'ai l'impression de sortir dans l'espace réparer le nez de la navette, mais ce soir le vent est nul, pas le moindre mouvement et dans un lieu comme ici, c'est trés rare.
On se sent comme à l'interieur d'un gymnase géant, c'est étrange.
Pas un insecte, pas un bruit qui puisse remonter des villages bien trop loin, rien.

Deuxième partie de la soirée plus artificielle mais pas moins décapante au son, de quelques Dark Side of the Moon et autres valeurs sûres, histoire de banir un peu plus, la frontière avec l'espace.
A ce moment précis, je n'envie pas grand monde je dois avouer, manquait juste un peu de Poussy Miel...

Mais tout a un prix, à peine couvert d'un sur-sac à même le sol, je dors à peine deux heures et la dernière ligne droite jusqu'au lever du jour fût assez longue.

Même méthode pour faire le thé.


Quelques gauffres au chocolat et le thé brulant en attente du soleil, pas à se plaindre.

Les ciels un peu tourmentés donnent de belles surprises parfois.



Piégés par un vent contraire, maman isard et son petit vient me rendre visite.




Il est temps de vérifier que le sablier fonctionne.
Cette neige est là depuis l'hiver dernier. Je passe debout sous ce tunnel afin de contempler ces formes.
Erosion de l'air, de l'eau.

Les gouttes s'écoulent à coup de flic floc, tout semble bien marcher, on nous a pourtant volé deux mois.
Bah, parait-il qu'ils vont faire donner une prime à ceux qui se chauffent au fioul.
Vivement qu'il sorte de soins ce président, c'est n'importe quoi. Affaire à suivre...

Le reste de la matinée consacré à ne rien faire sinon observer ce qui se passe autour et manger des gauffres, le pied.

Il doit manger des gauffres lui aussi, l'est pas maigre!
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Passage ensuite dans la vallée des Bleus ou sous un ciel encore orageux, les rayons du soleil offrent quelques décors sympas...

Terminons par l'aile de cette épave que j'ai prévu d'accrocher au dessus de ma cheminée...
Main d'oeuvre requise bien sur aux premières neiges, pour Jean Lou pas de changement, un SMS le vendredi midi, je prépare une tatiflette dans le plat avec les ridelles et on va se descendre ce bout de feraille avec un nouveau
traineau, dont il faut encore dessiner les plans.*
Vous avez tous capté, on se soigne mais ca passe pas, une chose est sûre, le Regional a encore quelques dossiers d'avance pour votre plus grand bonheur.
Bon c'est sur, y'à mieux mais c'est plus cher.
Bonne rentrée, bonne reprise on bons congés à vous tous, donnez des news.
Si vous passez boire le thé, comme d'hab, vous déchaussez pas, pas fait le ménage ...
A trés bientôt.
Caresses et bise à l'oeil.
PATRACK.
