100 MILE HOUSE.
Petite agglomération de Colombie Britannique située sur la Cariboo Road, artère principale
qui relie le sud au nord.
Lillooet était le point de départ de cette route, 100 MILE HOUSE se trouvant à 100 miles de Lillooet.
Ainsi on trouve 98 MILE HOUSE, 160......
Cette modeste maison faite de bois servait d'étape à l'époque " FUR TRADE ", le marché des fourrures.
Entre 1862 et 1870, c'est au tour des orpailleurs lors de la ruée vers l'or.
Lorsque celle-ci s'effondre, les ranch prendront la relève...

Bonsoir les peintres.
Le dernier RH n'est pas si récent.
Une petite remarque pertinente en conclusion est sans doute à l'origine des
nombreux messages reçus.
Ils m'ont beaucoup touché, j'ai pris soin de répondre à tout le monde en espérant n'avoir
oublié personne.
Beaucoup pensent n'avoir rien à dire aprés lecture des articles.
Nous ne sommes pas là pour comparer ou quoi que ce soit.
Je n'attend rien en retour.
C'est simplement l'occasion d'échanger quelques nouvelles.
" Il y à des cèpes, commence à faire froid, les petits sont rentrés..."
J'avais ce dossier sous le coude depuis plus d'un mois mais vraiment pas la
tête à écrire ni le temps.
Ecrire le RH est encore ce qui vide le plus le cibouleau, un peu chaque soir
autour de quelques bougies, une infusion et tout s'arrange.
Je vous propose de prendre place avec moi dans un Cessna, au petit jour,
et de monter dans le nord du Canada sur quelques vestiges de la ruée
veers l'or.
MOTEURS:
$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$
L'épreuve reine de la formation c'est la 300 nautiques.
Consistant à faire 300 nautiques donc avec au moins 2 étapes.
Lorsque vous faites ça en triangle, c'est un joli tour.
Par contre, si vous le faites en éloignement, il faut bien rentrer et
dans ce cas la distance est double.
Je pense qu'ils confondent parfois les Boeing et les Cessna ici
car le parcours que j'ai à faire aujourd'hui est un aller retour de 800 nautiques...
Les jours sont courts à présent, ça sent encore le plan foireux à la carte VISA pour
l'essence et je ne sais quelle autre aventure.
Aventure qui commence à la préparation du vol et des Log de nav.
Mon instructeur me conseille de prendre de quoi dormir sur place au cas ou.
Duvet, brosse à chicos, c'est au final mon Karrimor de 100l qui sert de sac de vol.
Tout cela se termine tard dans la nuit.
Pour remplir toutes les feuilles de vol avec
la dernière mise à jour météo, le réveil sonne à 3h du matin !
1h30 de calculs de consommations, dérives, vitesses sol et autres plaisir du petit dej.
De là en avant pour 8km de vélo jusqu'à l'école avec un sac de 20 kilos..
La météo semble confirmer les prévisions, je fais la route sous un beau ciel étoilé.
Sur la Highway 17 les gros camions UPS et DHL taillent déjà le bitume.
Pas loin du terrain des bancs de brouillard sont présents.
Cela risque de retarder le départ.
Décors de film d'entrée de jeu sur le tarmac, Je suis en dessous des minimas pour décoller,
il me faut attendre une heure à l'école le temps que ça se lève.


Chaque oiseau attend d'avoir les plumes sèches.

Comme un sein a la chair de poule en sortant d'un bain dans le torrent glacé, mon oiseau du
jour va devoir quant à lui finir de sécher en l'air mais ce n'est pas trés grave.
Je me sers d'un mouchoir en papier et de cette rosée pour faire les vitres.
La qualité des photos qui va suivre ainsi que la sécurité en vol en dépendent.
Elles étaient trés sales, comme fouettées par des embruns marins.

L'ATIS Bravo tombe enfin et le 6 cylindres ne ronchonne pas pour démarrer.
Le souffle de l'hélice chasse les gouttes d'eau qui du capot moteur remontent le pare brise.
Personne sur le terrain, je suis le premier avion à partir aujourd'hui et c'est un vrai plaisir.
"- Bay ground good morning, this is GQLU Cessna 172 on apron, request taxi for VFR
departure on a flight plan to Vanderhoof with Bravo "
- Quebec Lima Uniform, taxi is approved, runway 12, alitmeter 30.04 hg, tower on 118.10
when ready on ALpha "
Pour une fois ce n'est pas Miami à la tour et la fille a oublié son chewing gum pour me
donner la clearance de départ.

Et quel départ, Boundary Bay marée basse, point Roberts et l'Ile Victoria au fond.

Le point de sortie Blackie Spit, superbe, il me faut y aller en vélo un de ces jours.

Le passage de cette ligne de chemin de fer marque la limite de contrôle de mon terrain.
Quelques restes du brouillard qui m'a cloué au sol ce matin.
Ca sent une belle journée même si tout peut arriver vu la longueur du vol.
Première halte à Chilliwack, sans couper le moteur, histoire de valider les étapes de la 300.
C'est un plaisir, il n'y à personne, ni au sol ni en l'air, de quoi soigner ses approches et vitesse.
Harrison lake avec la neige au fond, un lac qui fait 50 km de long, nous en voyons ici qu'une partie.
Il y à des sources d'eau chaudes dans le village.
Voici une occasion de voir ce Baker de plus prés.
Au pied de ce sommet il y à Everett, ou sont assemblés les 747 et autres Boeing.
C'est le Toulouse des USA, l'autre pays du fromage dirons nous.
J'espère avoir l'occasion un jour de revenir faire un peu de montagne car tous ces glaciers à
portée de main donnent envie.
Je ne dois pas être le seul, j'en vois déjà qui ont la main qui tremble sur la souris...
Et là c'est HOPE, terrain de vol à voile.A chacun sa Quillanne.
Par contre le remorqueur doit faire des heures pour sortir de cette vallée profonde.
Un peu comme Andorre la Vieille, pas gagné.
Notre Dédé n'irait pas loin avec sa fiole de thé bizarre, il lui faudrait la 1,5 litre.
Par endroit il ne reste que de tout petits glaciers.
Coté droit c'est plus pastel. Je reconnais au loin la vallée de Penticton ou je suis allé en aout et au delà,
à 2 ou trois cartes au 500 000 de plus, Calgary.
Des glaciers trés minces, plaqués au relief, curieux cette disposition.
On se prend au jeu d'imaginer la forme de ceux qui n'y sont plus et ont laissé place à de belles vallées.
La première partie du vol consiste à remonter la Fraser Valley.
Une autoroute, la voie ferrée et le fleuve.
Ici, de voir cette eau si claire venir rejoindre l'autre, on ne manque vraiment pas d'eau au Canada.
Dans quelques heures à peine, cette eau est à la mer.
Petite vidéo au passage.
http://www.youtube.com/watch?v=WyE-FsEZbIY&feature=youtube_gdata
La je pense que Cricri et Alain du PGHM vont monter direct au magasin d'Andorre et acheter de quoi
faire ce décors en miniature !
Les 2 locos diesel qui passent le pont , 2 en queue de convoi et une au milieu, tout ça vu du ciel,
c'est canon.
En 5 minutes nous voici au Maroc, quel contraste.
L'eau semble avoir une toute autre signification.
Sur cette photo tout au fond en dernier plan il y à les glaciers, et sous l'aile des moyens
sophistiqués d'irrigation.
Petit terrain trés sympa, CACHE CREEK.
C'est ici que je laisse la Fraser Valley.
A partir d'ici , à la lecture de la carte, le décors devrait changer de façon significative.
Le relief disparait pour laisser place à de grands espaces.
Nul doute qu'il faut reprendre de bons repères et soigner la navigation.
Le cap est plein nord.
C'est pas la météo qui va poser problème je pense, sachant que je vois toujours le Baker trés
bien d'ici, elle est de plus de 250 km.
Vu le nombre d'usines dans le coin cela semble normal mais trés surprenant quand même.
Lorsque l'on pratique aviation et montagne, de son cockpit ou depuis un sommet, on a une certaine
notion des distances et de la visibilité.
Ce jour là croyez moi, pas une couche d'inversion, pas le moindre halo bleuté, rien.
La ligne d'horizon sur ces photos est assez parlante.

Pour confirmer la position, il reste une ligne haute tension par ci par là et la Cariboo Highway, ici à droite.
Au premier coup d'oeil on croirait le Salagou...
A partir d'ici et pour un bout de temps, le sol est un vrai gruyère et il n'est pas possible
de compter les lacs qui défilent sous les ailes.

Pour la plupart, ils ressemblent à des lacs salés qui se vident peu à peu.
Parole de canadien, ils n'ont pas vu un été aussi sec et aussi chaud depuis bien longtemps.
Vancouver est trés arrosé en général.

Il y à toujours une petite maison qui va bien comme ici en bas à gauche de la photo.
Je ne pense pas qu'il soient trop dérangés par la grippe dans ce coin.
C'est le genre d'autoroute ou il ne faut pas prévoir d'arriver à l'heure dans un décors pareil.
Moi qui m'arrête pisser tous les 20 kilomètres en temps normal, j'imagine.
En revanche en Cessna on ne s'arrête pas pisser et d'ici une heure je devrais commencer
à ronger le micro de mon casque.

Voici 100 MILE HOUSE, le village de la maison qui est en début d'article.
Les choses ont bien changé mais sur un plan historique, ce village a vu défiler tous
les aventuriers de la grande époque du marché aux fourrures ainsi que la ruée
vers l'or.
Sans être historien plus que ça, je reste trés sensible à cet instant.

La piste qui à ses débuts a dû voir bon nombre de fabuleux engins.

La diversité dans les formes et les couleurs semble sans limites.



Je vous propose de passer à la deuxième partie avec ce lien:
http://www.regional-historic.com/page35/page36/page36.html